L'Iran a catégoriquement rejeté une résolution récemment adoptée par la Ligue arabe, déclarant qu'« aucune tentative de protéger les auteurs d'agression » n'exonérera les responsables de leurs obligations internationales.
Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité des Nations Unies, le représentant permanent de la RII, Amir Saïd Iravani, a rejeté la résolution 9245, transmise par Bahreïn en sa qualité de président de la 165e session du Conseil de la Ligue arabe.
« La République islamique d’Iran rejette catégoriquement et sans équivoque cette résolution dans son intégralité, ainsi que les allégations infondées, trompeuses et politiquement motivées qu’elle contient », a écrit M. Iravani.
La lettre fustige la résolution, l'accusant de méconnaître délibérément les « causes profondes indéniables » de la situation actuelle dans la région.
M. Iravani a affirmé que le document omet un fait central, à savoir que les États-Unis et Israël ont perpétré des actes d'agression contre la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Iran en violation du droit international et de la Charte des Nations Unies.
L'agression américano-israélienne contre l'Iran a débuté le 28 février par des frappes aériennes qui ont assassiné de hauts responsables et commandants iraniens, dont le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
Les forces armées iraniennes ont riposté en lançant des opérations de missiles et de drones quotidiennes ciblant des positions israéliennes dans les territoires palestiniens occupés ainsi que des bases et des installations militaires américaines dans toute la région.
Selon M. Iravani, la résolution de la Ligue arabe vise à « déformer à la fois les faits et le cadre juridique applicable » en attribuant faussement la responsabilité à l'Iran, victime d'une guerre d'agression illégale.
L'ambassadeur a par ailleurs réaffirmé la position juridique du pays concernant son droit à la légitime défense en vertu du droit international, y compris les mesures prises dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz.
Il a également rappelé les communications antérieures de l'Iran au Secrétaire général et au Conseil de sécurité concernant les actes internationalement illicites et la complicité de plusieurs États arabes, dont le Qatar, Bahreïn, le Koweït, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Jordanie, pour leur rôle dans le fait d'« aider et d'encourager l'agresseur ».
« Toute tentative de déformer la réalité ou de soustraire les auteurs d’agression à leurs responsabilités ne modifiera ni les faits juridiques ni n’exonérera les responsables de leurs obligations et conséquences internationales », a-t-il ajouté.